N°235- Prendre soin

feuille paroissiale N 235

 

« Prendre soin les uns des autres »:

la conversion écologique de Laudato si’,

cinq ans après

 

« Prendre soin les uns des autres » c’est le mot d’ordre d’un document du Saint-Siège sur l’écologie humaine intégrale qui met l’accent sur la « conversion », la formation de la « conscience » et « l’éducation » : il s’agit de promouvoir une écologie « intégrale » en proposant « une nouvelle vision du monde ». Et il y a « urgence » : un appel à ne pas se résigner, mais à assumer une « mission passionnante ».

C’est une « feuille de route » pour l’après-pandémie.

Il y a urgence

Les premières paroles sont tirées de saint Paul et donnent le ton : « Le temps presse » (1 Corinthiens 7,29). Une urgence d’autant plus pressante du fait de la pandémie, et l’introduction cite le pape François qui, le 27 mars dernier, place Saint-Pierre, parlait de « jugement » et invitait à « saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix » : « Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. »

Il s’agit de promouvoir une culture de la vie en somme et non de la mort, dans tous les aspects des activités humaines : « En cette période difficile, destinée à changer les sociétés dans lesquelles nous vivons, nous sommes appelés à prendre soin les uns des autres, à ne pas nous enfermer dans l’égoïsme, à promouvoir et à défendre la vie l’homme de son commencement à son accomplissement naturel, à offrir des soins médicaux adéquats pour tous, nourrir la solidarité internationale, à combattre la culture du rejet, à étudier, à construire ensemble de nouveaux systèmes économiques et financiers plus équitables, à nous engager au dialogue, à la paix, au refus de la violence et de la guerre. »

Une mission passionnante

« Face aux souffrances des plus pauvres et à l’exploitation de la maison commune, à laquelle on ne peut plus assister avec indifférence. »

le ton n’est pas celui de la lamentation mais de l’enthousiasme.

Belle semaine !

Abbé Bruno