N° 517 – Jour de tempête.

Les chiffres claquent comme les rafales : 380 000 foyers privés d’électricité, des arbres abattus, des toitures arrachées, des vents dépassant les 160 km/h. La tempête impressionne, inquiète, désorganise nos vies et nous rappelle brutalement notre vulnérabilité. Certes, nous connaissons ces phénomènes. Ils font partie de l’histoire de nos territoires. Et pourtant, chaque fois, la peur s’invite.
Nous pourrions relativiser en nous disant que nous sommes loin des ouragans et des tornades qui frappent d’autres régions du monde. Comment oublier Mayotte ? Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido s’abattait sur l’île, déjà fragilisée, laissant derrière lui des blessures profondes et durables. Là-bas comme ici, la violence des éléments révèle nos fragilités humaines, sociales et environnementales.
Si les tempêtes ont toujours existé, nous ne pouvons plus ignorer que l’action néfaste de l’homme et la dégradation du climat en accentuent la fréquence et l’intensité. Ce que nous subissons aujourd’hui interroge notre responsabilité collective et notre rapport à la création.
L’Évangile de Matthieu (Ch 8 ) nous offre alors une autre lecture de la tempête. Sur la mer déchaînée, Jésus dort. Les disciples crient leur peur : « Seigneur, sauve-nous ! » Et lui répond par une question dérangeante : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? » Puis vient le calme.
Entre fracas et silence, cette parole nous invite à la confiance, mais aussi à l’action. À ne pas céder à la panique, sans jamais fermer les yeux sur notre devoir de protéger le monde qui nous est confié.
Que le calme et la sérénité viennent habiter nos vies !