N° 525 – Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?
Lors d’un échange entre jeunes grands-parents, la question de la transmission de la foi s’est posée avec force.
« Dimanche dernier, nous avons proposé à nos petits-enfants de nous accompagner à la messe. Sans succès ! L’une d’elles nous a dit : “Je vais à la messe tous les mardis avec le collège, mais on ne comprend rien.” »
Certes, il y a des signes encourageants : les messes des familles rassemblent de nombreux enfants, certaines célébrations sont adaptées, et des initiatives comme le scoutisme ou les groupes de parole permettent aux jeunes de découvrir la foi autrement. Lorsque les enfants deviennent acteurs — par exemple comme servants d’autel ou lors du temps de la Parole — leur intérêt grandit.
Mais le défi demeure. Beaucoup de parents se tiennent en retrait, et la pratique religieuse s’est beaucoup affaiblie. Certains choisissent même de ne pas baptiser leurs enfants, en disant : « Ils choisiront plus tard. »
Au fond, la question essentielle n’est peut-être pas d’abord la pratique, mais la rencontre personnelle avec le Christ. Comment aider les jeunes à découvrir qui est Jésus pour eux ? Comment leur permettre d’entendre sa Parole, de le connaître, de faire de lui un ami ?
Comme le disait saint Pierre :
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »
Avant les rites, Dieu doit devenir quelqu’un dans notre vie. C’est cette rencontre avec le Christ qui transforme l’existence et donne sens à la foi.
La transmission aujourd’hui est un vrai défi. Mais elle commence toujours par cette question émerveillée :
« Seigneur, qui donc es-tu pour m’aimer ainsi ?
Bon Carême, bonne semaine
Abbé Bruno
