N°528 – Heureux es-tu, à toi le bonheur !

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Mercredi matin, c’étaient les funérailles de mon ami Jean.
« Je suis, écrivait-il, un grand amoureux, toujours prêt à aimer. La rencontre de Babeth m’a conduit au mariage. Il s’est fortifié, consolidé, épanoui, comblé par la naissance de nos quatre garçons. L’amour des siens est prioritaire, mais il y a aussi l’amour des autres : l’amour est don de soi ; l’homme qui ne donne pas est replié sur lui-même et ne peut accéder à la joie. »
Sa Babeth décède d’une grave maladie après 36 ans de mariage. Quelques années plus tard, Jean sera très ébranlé par le décès de son quatrième fils, Xavier, qu’il chérissait. Jean épouse en secondes noces Mimi ; ce furent 30 ans d’un grand bonheur partagé dont nous avons été les témoins privilégiés.
Et Jean de continuer : « À deux, Mimi et moi, nous avons eu la chance de vivre une très belle vieillesse, comblés par l’affection de nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, accompagnés par la fidélité de tant d’amis. Même les épreuves difficiles qui ont pu me frapper ne sont pas parvenues à me faire changer d’avis : après le ciel gris, les jours d’orage, il y a toujours le retour du soleil. Après le drame de la croix, n’y a-t-il pas le tombeau vide ? »
Le psaume chanté au cœur de ses funérailles prenait une profondeur extraordinaire :
« Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils autour de la table comme des plants d’olivier. Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. Que le Seigneur te bénisse : tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie, et les fils de tes fils ! » Ps 127