
– C’est la rentrée des classes, les professeurs se sont déjà réunis pour accueillir leurs élèves, dans les foyers les tenues sont prêtes de même que les sacs avec les fournitures demandées. C’est aussi la rentrée pastorale et quelle rentrée ! A peu près partout, les équipes dans les paroisses et les espaces missionnaires vont œuvrer avec de nouveaux pasteurs. C’est la mise en œuvre de la transformation pastorale de notre diocèse. Et il est bien évident que ce ne sera pas toujours facile ; « Tout commencement nous invite au lâcher-prise et à oser la confiance », écrivait notre évêque. .Hier tous les acteurs pastoraux étaient réunis à La Malassise, précisément pour se donner une âme commune et se rappeler l’objectif de toutes ces transformations, objectif qui est essentiellement pastoral. Nous savons bien qu’il est tentant de se dire « on a toujours fait comme ceci ou comme cela » ; mais justement nous vivons une époque nouvelle Les deux dernières grandes encycliques, « Laudato si » de François et « Magnifica humanitas » de Léon XIV nous alertent sur ces changements ; par ailleurs, des catéchumènes frappent à la porte de l’Eglise et appellent des réponses adaptées pour les accueillir et leur permettre de trouver leur place . Aussi, ce que nous faisions jusqu’à présent n’est pas toujours adapté à ces situations nouvelles.
Il me revient deux passage de la Bible qui peuvent nous encourager : Le premier, ce sont les débats qui ont eu lieu dans la première communauté chrétienne à Antioche : les fidèles d’origine juive allaient-ils contraindre les nouveaux venus d’origine païenne à épouser leurs habitudes leurs règles de vie ? comment vivre ensemble, partager la même eucharistie ?
Quelques délégués d’entre eux en ont discuté avec les apôtre, c’était un premier concile ; dans un esprit synodal ils se sont mis d’accord sur quelques règles nouvelles qui permettaient d’être fidèles à l’Evangile et d’accueillir les nouveaux venus (Actes 15).
Il me revient aussi à l’esprit ces paroles du prophète Isaïe : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois Voici que je fais une chose nouvelle: elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? » Le peuple de Dieu en était arrivé à ne plus voir que sa situation éprouvante ; il ne portait plus attention à l’espérance que donne la foi en Celui qui « fait toute chose nouvelle » (Is 43 18). C’est dans cette foi que nous pourrons être « prêts à répondre à l’appel et accueillir l’inattendu, à prendre patience, à accepter que des chemins puissent être différents, encouragés par l’Esprit de Dieu qui nous envoie son amour ! »
(O. Leborgne)
Bonne semaine
Abbé Guy PILLAIN