N°514 – Un cœur de pasteur
Habiter à quelques pas d’un lycée, cela veut dire des allées et venues incessantes de jeunes sortant du lycée entre deux cours. Un collège et des écoles à quelques pas et ce sont des embouteillages entre 8h00 et 8h30 le matin, des voitures s’agglutinant sur la place en fin d’après-midi. Quelques célébrations avec les écoles catholiques qui remplissent l’abbatiale… un peuple beau, attachant… et une angoisse qui m’étreint. Combien ? Combien connaissent le message du Christ ? Combien auront la chance de rencontrer le bon apôtre, la bonne personne, au bon moment, au bon endroit de leur vie ?Rien n’est écrit d’avance, Dieu écrit droit avec des lignes courbes. Avec Lui, c’est toujours l’inattendu. Auriez-vous imaginé un bébé, fragile, sur la paille d’une mangeoire, exilé en Egypte ? Des paroles du genre : « on vous a dit, moi je vous dis ». Et tu me dis quoi ? « Aime ton ennemi, prends ta croix suis-moi ! ». Une histoire qui finit mal : une exécution publique… Voilà le langage que Dieu choisit pour parler au cœur de chacun et lui révéler son amour incommensurable. N’est-ce pas incongru ?
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il nous envoie son Fils unique, afin que quiconque croit en lui obtienne la vie éternelle, non pour juger le monde mais pour qu’il soit sauvé. » Jean 3,16. Sauver ce monde qui semble aller parfois à sa perte, au point que d’aucuns ne désirent même plus transmettre la vie. C’est le grand écart entre le désir de Dieu et la réponse de l’homme. Cela habite ma prière de chaque jour. Prends ton bâton Bruno, va donc rechercher la brebis perdue, mets là sur tes épaules.
Confiance, espère, regarde les petites pousses, il y a chaque jour de quoi louer et rendre grâce.
Que ce Noël 2025 réchauffe les cœurs !
Abbé Bruno

